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Hygiène menstruelle

Le monde célébré le 28 mai de chaque année, comme ce jeudi 28 mai 2020, la journée internationale de l’hygiène menstruelle, sous le thème Rompre le silence. C’est l'occasion de communiquer et d'échanger sur l'amélioration de la gestion de I ’hygiène.
C’est aussi "occasion de briser les tabous et de sensibiliser sur l'importance d'une bonne hygiène chez les femmes et les adolescentes å travers le monde.
La République Démocratique du Congo en général et la Province du Sud-Kivu en particulier se heurtent des sérieux problèmes quant à la bonne gestion de I 'hygiène menstruelle dans les ménages et les écoles.
Les installations ménagères et scolaires sont inadéquates pour que les filles gèrent de manière sécurisée leurs règles. Il n'y a pas assez de sources d'eau et d'unités de latrines pour les écolières. Les latrines ne sont pas séparées en fonction des sexes. Elles n'ont pas des endroits ou des installations pour recevoir les protections hygiéniques. La plupart des filles ne peuvent pas changer leur protection hygiénique å l'école et s'absentent pendant les périodes de menstruation. .
Les enfants des écoles manquent de connaissances et d'informations sur les menstruations malgré les cours d'éducation à la vie qui se donnent de façon superficielle dans les écoles de la ville de Bukavu.
Les filles apprennent tardivement la gestion de l'hygiène menstruelle. Elles se perdent et s'effraient lors de leurs premières expériences. Aucun dispositif d'éducation sur la gestion de l'hygiène menstruelle n'est actuellement disponible au Sud-Kivu. Toutes les filles, les professionnels de l'éducation et parents n'ont pas de matériels didactiques sur lesquels iIs peuvent s 'appuyer.

Les menstruations affectent la participation et la performance des filles. La majorité des adolescentes sont timides ou stressées pendant primières menstruations. La honte, la fatigue ou de la douleur diminuent leur assiduité. Il leur faudrait un soutien psychosocial à l'école et dans les ménages. Les filles préfèrent discuter des menstruations entre elles ou avec les dames professeurs femmes à l'école. Cependant, certaines écoles n'ont aucun professeur femme dans la mesure où il y a encore un manque de professeurs femmes au Sud-Kivu, particulièrement au niveau dans les zones difficiles å atteindre qui s'y implique.
Les menstruations demeurent par ailleurs un sujet tabou. Les femmes, qui ont des menstruations, sont encore considérées comme sales dans les zones reculées. Des croyances socio-culturelles négatives peuvent les forcera s'isoler, à se stigmatiser ou à se voir stigmatisées. Certaines activités ou quelques endroits sont interdits aux filles pendant leurs Cela étant, une étude efficace sur la gestion du cycle menstruel devrait être vite menée dans la province du Sud-Kivu pourquoi pas en RD Congo

Viviane SEBAHIRE